Dans le cadre de sa politique de soutien à l’apprentissage, l’État met en place des aides financières destinées aux entreprises qui recrutent des apprentis. Ces dispositifs visent à encourager l’alternance et à faciliter l’insertion professionnelle des jeunes.
À ce jour, deux types d’aides à l’embauche d’un apprenti existent : l’aide unique et l’aide exceptionnelle.
L’aide unique à l’embauche d’un apprenti
L’aide unique constitue un dispositif permanent inscrit dans le Code du travail. Elle est réservée aux entreprises de moins de 250 salariés recrutant un apprenti préparant un diplôme ou un titre professionnel équivalant au plus au baccalauréat (niveau 4).
Sous réserve de remplir les conditions requises, cette aide peut atteindre 5 000 euros maximum pour la première année du contrat, et jusqu’à 6 000 euros lorsque l’apprenti est reconnu travailleur handicapé.
L’aide exceptionnelle à l’embauche d’un apprenti
L’aide exceptionnelle concerne, quant à elle, toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, mais uniquement pour les contrats d’apprentissage conclus au cours de périodes déterminées par décret.
Le dispositif exceptionnel mis en place précédemment a pris fin le 31 décembre 2025. Toutefois, les entreprises éligibles continuent de percevoir l’aide au titre des contrats signés jusqu’à cette date.
Ce dispositif a été réactivé pour les contrats conclus entre le 8 mars 2026 et le 31 décembre 2026.
En revanche, les contrats d’apprentissage signés entre le 1er janvier 2026 et le 7 mars 2026 ne sont pas éligibles à cette aide exceptionnelle.
Il est important de noter que l’aide unique et l’aide exceptionnelle ne peuvent pas être cumulées.
Conditions d’éligibilité à l’aide exceptionnelle
Pour bénéficier de l’aide exceptionnelle, l’entreprise doit notamment respecter plusieurs conditions.
Tout d’abord, elle ne doit pas avoir déjà bénéficié de cette aide pour un contrat conclu avec le même apprenti en vue de l’obtention de la même certification professionnelle.
Ensuite, la date de conclusion du contrat d’apprentissage doit se situer dans l’une des périodes suivantes :
- entre le 24 février et le 31 décembre 2025 ;
- entre le 8 mars et le 31 décembre 2026.
Le dispositif n’a pas été reconduit pour la période comprise entre le 1er janvier et le 7 mars 2026.
Conditions liées au diplôme préparé
Les conditions relatives au niveau de formation de l’apprenti diffèrent selon la date de conclusion du contrat et la taille de l’entreprise.
Pour les contrats conclus entre le 24 février et le 31 décembre 2025, l’aide exceptionnelle est accordée si :
- dans les entreprises de moins de 250 salariés, l’apprenti prépare un diplôme ou un titre professionnel de niveau compris entre le niveau 5 (bac +2) et le niveau 7 (master) ;
- dans les entreprises de 250 salariés et plus, le diplôme préparé doit être au plus de niveau 7.
Pour les contrats conclus entre le 8 mars et le 31 décembre 2026 :
- dans les entreprises de moins de 250 salariés, l’apprenti doit préparer un diplôme de niveau 5 à niveau 7 ;
- dans les entreprises de 250 salariés et plus, le dispositif est élargi aux diplômes de niveau 3 à niveau 7.
Montant de l’aide exceptionnelle
Le montant de l’aide varie selon la date de signature du contrat et la taille de l’entreprise. Elle est versée uniquement au titre de la première année d’exécution du contrat d’apprentissage.
Contrats conclus entre le 24 février et le 31 décembre 2025
- 2 000 euros pour les entreprises de 250 salariés et plus ;
- 5 000 euros pour les entreprises de moins de 250 salariés ;
- 6 000 euros pour le recrutement d’un apprenti reconnu travailleur handicapé, quelle que soit la taille de l’entreprise.
Contrats conclus entre le 8 mars et le 31 décembre 2026
- entre 2 000 et 4 500 euros pour les entreprises de moins de 250 salariés ;
- entre 750 et 2 000 euros pour les entreprises de 250 salariés et plus ;
- jusqu’à 6 000 euros lorsque l’apprenti est reconnu travailleur handicapé.
À retenir
Les aides à l’embauche d’un apprenti constituent un levier financier important pour les entreprises souhaitant recruter en alternance. Toutefois, leur attribution dépend de conditions strictes liées notamment à la date de signature du contrat, à la taille de l’entreprise et au niveau de formation préparé.
Compte tenu des évolutions fréquentes de ces dispositifs, il est recommandé d’anticiper les recrutements et de vérifier l’éligibilité aux aides avant la conclusion du contrat d’apprentissage.